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Demandeur d’emploi Jour J + 120

Je suis probablement devenu un théoricien du rendez-vous d’embauche. Et, comme beaucoup de théoriciens, je suis moins doué dans la pratique… À force de me présenter à des entretiens, à force d’en tirer les nombreux enseignements et de recouper tous les types de questions qui sont posées, je me suis constitué une grille de préparation d’entretien infaillible.

Cette grille repose sur 4 axes forts que sont :             

1/ Le contexte global de l’entreprise qui recrute (chiffres globaux, dirigeants, produits, marchés, ADN…)       

2/ Les spécificités du poste (missions, caractéristiques, interactions avec les équipes internes et les clients…)

3/ Les questions auxquelles il faut s’attendre (qualités, défauts, pourquoi vous plutôt qu’un autre, raisons de la cessation du précédent contrat, motivations pour le poste…)

4/ Les questions que l’on doit poser au recruteur dont la dernière est : next steps du processus de recrutement ?

Armé de cet outil de préparation, je me sens invulnérable ! Bémol : certaines offres d’emploi sont volontairement floutées par leurs émetteurs : entreprises ou chasseurs de têtes, et n’offrent de ce fait que très peu de points d’appui pour se préparer convenablement. Peut-être est-ce par souci de confidentialité ou est-ce la volonté de cueillir les candidats dans une relative virginité ?

De l’art de bien se préparer : « Le bon général a gagné la bataille avant de l’engager. Le mauvais général combat dans l’espoir de vaincre. » Sun Zi, L’art de la guerre. Tout était dit déjà au 3ème siècle avant J.-C. par les taoïstes et les contemporains de Confucius. Merci les gars, je prends à mon compte votre sagesse et je l’applique dans le cadre de ma recherche d’emploi.

Un jour, j’arrive en entretien avec ma préparation sagement posée devant moi et je commence à répondre du tac au tac à cette chasseuse de têtes. Inutile de consulter mes notes car à peine avait-elle fini de poser sa question qu’elle recevait en retour une réponse appropriée, précise et ciblée. Je me sentais fort, pétri de certitudes et conscient que tout mon travail de préparation en amont du rendez-vous était en train de porter ses fruits.

Mouais. À un moment, la chasseuse de têtes m’a regardé de biais, a laissé planer un long silence et m’a dit : « Cher Monsieur, tout votre discours me paraît un peu trop structuré, trop récité, je vais faire exploser une mine dans votre argumentation pour voir ce que vous avez réellement dans les tripes. »

Help ! Aiuto ! Je fais quoi maintenant ? Clairement, et malgré le risque que comportait cette nouvelle situation où j’allais devoir improviser, j’ai paradoxalement éprouvé un immense respect pour cette professionnelle du recrutement. Je me suis dit à cet instant précis que, loin de la platitude binaire des ordinateurs qui vous sortent des analyses stéréotypées, cette personne était en train de faire vraiment bien son boulot.

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Demandeur d’emploi Jour J + 119

Chiffrage et déchiffrage. Plutôt que de vous faire une description émotionnelle de ma recherche d’emploi, je vais m’attacher pour une fois à vous en faire découvrir le caractère factuel. Bienvenue dans l’arrière-boutique, là où se confectionnent et s’additionnent les actes de candidature : quoi, combien, comment, quel taux de réussite ou d’échec ?

Du 1er septembre 2010 au 31 janvier 2011, j’ai écrit 145 lettres de motivation, soit 29 lettres en moyenne par mois, presque une par jour. Ces 145 lettres ont généré le démarrage de 26 processus de recrutement qui ont eux-mêmes provoqué 50 rendez-vous distincts, dont je précise le calendrier et la nature exacte dans les tableaux ci-dessous.  

 

Sep. 2010

Oct. 2010

Nov. 2010

Déc. 2010

Jan. 2011

TOTAL

Nb candidatures

41

33

34

14

23

145

Chiffrage. 26 processus de recrutement pour 145 lettres écrites, c’est un taux de transformation de l’envoi d’une candidature de 17.93 % soit presque 1 lettre sur 5 qui fait mouche. 50 rendez-vous en 5 mois c’est donc en moyenne 10 entretiens par mois soit quasiment un jour sur deux à répondre à des questions de recruteurs.

 

Rdv téléphonique

1er rdv

2ème rdv

3ème rdv

4ème rdv

5ème rdv

TOTAL

Nb rdv

13

20

12

3

1

1

50

Déchiffrage. Si vous ajoutez à tous ces entretiens la recherche des offres, la rédaction des lettres de motivation, le recours au réseau et la préparation des entretiens, cela vous donne je l’espère une idée plus précise de l’emploi du temps concret d’un demandeur d’emploi.

Ah oui, sur ces 145 candidatures, j’ai écrit 5 fois au Groupe Coca Cola qui est un grand pourvoyeur d’offres d’emploi, ce qui représente 3.44 % du total de mes candidatures. De Coca Cola, j’ai obtenu : zéro réponse. Logique : c’est Coca Zéro.

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Demandeur d’emploi Jour J + 118

Certaines questions posées au cours d’un entretien d’embauche sont plus désagréables que d’autres, il faut bien l’admettre. Autant, il est plutôt aisé de rassurer un recruteur sur ses compétences et sur ses savoir-faire grâce à des exemples précis ; autant il est difficile, par exemple, de décrire son comportement dans les situations de tension.

Or, je suis fréquemment interrogé sur ma capacité à gérer les conflits qui sont corollaires au monde du travail ou sur mon aptitude à ne pas me faire d’ennemis. J’ai toujours le sentiment que, quelle que soit ma réponse, l’interprétation qui en sera faite par le recruteur me portera inévitablement préjudice.

Si je réponds que je n’aime pas les querelles et que je les contourne grâce à mon sens aigu de la diplomatie… Si je proclame que mes pirouettes diverses sont autant de stratégies de fuite ou de déminage pour ne pas rentrer dans la bagarre, ne se méfiera-t-on pas de mon absence de combativité ?

À l’inverse, si je prétends que les situations conflictuelles ne me font pas absolument pas peur et que ceux qui me « cherchent » sauront me « trouver », n’est-ce pas un risque de passer pour quelqu’un d’agressif ?

À notre corps défendant, on se crée des inimitiés sur notre lieu de travail et prétendre l’inverse serait mensonger mais on n’est pas des barbares asociaux pour autant. Les chasseurs de têtes notamment adorent se faire peur avec ce que vous pouvez leur raconter sur vos rivalités professionnelles passées et la façon dont vous les avez gérées ou arbitrées.

Alors, en général, je tente de me sortir de ce bourbier en focalisant leur attention sur autre chose, sur un thème fort de mon CV par exemple. Je procède un peu comme avec un enfant lorsqu’il pleure : pour détourner son attention, je lui montre un oiseau posé sur une branche d’arbre où je m’extasie devant ce magnifique interrupteur tout à fait banal.

Mais, les recruteurs ne sont pas de grands enfants et ils reviennent à la charge avec leurs questions embarrassantes : c’est leur métier.

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Demandeur d’emploi Jour J + 117

Je suis en sueur. Je suis en retard. La personne que je cherche vainement à joindre pour la prévenir de ce contretemps est sur messagerie tant sur sa ligne fixe que sur son mobile. Maudite circulation. Je sais, ça n’est pas bien car on devrait plaindre les personnes qui ont eu un accident. On devrait faire preuve de compassion, de sympathie et de solidarité mais là, rien de tout cela.

Je vous maudis, vous et votre carrosserie cassée, vous et ce constat à l’amiable qui bloque deux voies sur trois, vous et tous ces automobilistes avides de sensationnalisme qui freinent pour voir s’il y des flaques de sang, des membres décharnés qui pendouillent ou volettent dans l’air saturé de gaz d’échappement.

Vous tous qui êtes en train de réduire à néant toutes mes chances pour cet énième rendez-vous qui devait m’ouvrir les portes d’un recrutement : je vous déteste. Déjà 15 minutes de retard et ça n’avance pas. Je suinte, je cuis, je sens des auréoles grandes comme des soleils qui se forment sous mes aisselles et la moiteur de mes mains enduit le volant de ma voiture d’une humidité visqueuse et nauséabonde.

J’ai envie de hurler, de gémir, de me débattre, de partir en courant sur la bande d’arrêt d’urgence afin de faire les 5 derniers kilomètres en courant, quitte à arriver avec trois points de côté à mon rendez-vous : mais je n’ai pas ce déraisonnable courage. Je me tasse dans mon véhicule, dépressif, paralysé et je décide fermer les yeux pour me calmer.

Hum, ça fait du bien. Je sens soudain une main qui se pose fébrilement sur ma main mais c’est impossible car je suis seul dans ma prison à quatre roues. J’ouvre les yeux et j’entends, doucement : « Il est 10.00, réveille-toi, tu dois te préparer pour ton rendez-vous de cet après-midi. »

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Demandeur d’emploi Jour J + 116

Cette lettre de motivation est à la fois efficace et raffinée. Le contexte est le suivant. J’ai trouvé une offre d’emploi émanant du Groupe L.V.M.H. pour la marque Christian Dior. Cela ne pose-t-il pas immédiatement le débat ? Cela n’exige-t-il pas d’emblée que je m’astreigne à un certain niveau de langage ?

À tort ou à raison, l’univers du luxe me semble être un territoire codifié et scintillant, dans lequel chaque démarche, ne fut-ce qu’une simple candidature, doit s’inspirer du caractère spécifique de ce secteur. Bizarrement, lorsque j’ai postulé chez Findus, je ne me suis pas fait la même réflexion.

Donc, je peux vous l’affirmer, j’ai réussi une lettre de motivation qui s’élève à la hauteur de l’enjeu et du prestige de cette Maison mythique dont seul le mot « Dior » évoque la classe et l’élégance. Je saisis ma lettre et commence à la relire ; elle est si finement ourlée qu’on la croirait écrite en lettres d’or, j’ai même le sentiment fugace qu’un subtil parfum s’en dégage.

J’ai presque envie de vouvoyer ma lettre : « Verriez-vous un inconvénient à ce que je vous mette dans cet écrin roturier que constitue la pièce jointe de mon message ? » Voilà, elle est expédiée, via un e-mail, dans un halo de pétales de roses et de pashmînâ brodé…

Subjugué, transi, presque narcissique, je décide de me replonger dans la lettre que je viens à peine d’envoyer, afin de prolonger ce noble moment. Je la relis, et là : immense malaise. Cette si séduisante lettre de motivation, parée de son snobisme, n’a pas vraiment apprécié l’intrusion hussarde d’un grossier « copier-coller ».

En effet, dans ma candidature précédente, ma formule de politesse de fin précisait que « Je serais ravi de vous rencontrer afin de vous exposer ma motivation à rejoindre le Groupe Kellogg’s et, dans cette attente, je vous prie d’agréer Madame, Monsieur, … » Des perles de corn flakes, des fragrances au goût Special K, alors : adieu dorures, cachemires, froufrous et falbalas…

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Demandeur d’emploi Jour J + 115

Test du PAPI – 2/2

PAPI. 90 alternatives absolument insupportables parmi lesquelles on doit obligatoirement faire un choix. Exemple : « Le travail en équipe me plaît. » ou « J’aime prendre des décisions seul. » Ben…les deux, Mon Général. La réponse à ces 90 paires d’affirmations lapidaires révèlent des traits dominants, des traits pas dominants selon une représentation zodiacale improbable, Madame Soleil, êtes-vous toujours parmi nous ?

Bonus, on vous présente souvent les résultats de ce test dans un goûteux jargon fabriqué à base de néologismes et de barbarismes spécialement créés pour l’occasion. Habituellement, les dilemmes du quotidien, qu’ils soient liés à la vie courante ou au contexte professionnel, sont plutôt de cet ordre : accepter ou refuser / continuer ou s’arrêter / blanc ou noir / Bourgogne ou Bordeaux et le plus célèbre d’entre eux : « oui ou non ».

Or là, c’est nettement plus perfide, c’est plus du style : peste ou choléra / honte ou ridicule / prison ou pénitencier ? Les spécialistes patentés ont un petit nom cette subtilité : la logique « ipsative », dite à choix forcé. Eh PAPI, tu connais la vraie vie ? Oh PAPI, et si je te fais de la Résistance ?

J’ai une suggestion : que les Responsables des Ressources Humaines se préoccupent uniquement des vrais gens, ceux qui portent en eux leur sensibilité, leurs émotions, leurs mérites et leurs imperfections soit le propre de l’être humain, justement. Responsables R.H. : n’abandonnez pas aux ordinateurs votre libre arbitre, votre bon sens, votre expérience et votre digne souveraineté en termes de jugement.

Et je propose que l’on donne un titre honorifique ou un statut officiel à ces logiciels type PAPI, MAMIE et TUTTI QUANTI, aptes uniquement à juger leurs frères ordinateurs. Je ne sais pas moi : « Responsable des Ressources Informatiques et Calculatiques ». Tenez, mieux encore : « Superviseur Théorique des Opérations Programmatiques » : le S.T.O.P. Assez !!!!

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Demandeur d’emploi Jour J + 114

Test du PAPI – 1/2

Ah ! Le test du PAPI. Cela faisait si longtemps qu’on ne me l’avait pas aimablement imposé, et là, coup sur coup, j’y ai eu droit dans deux processus de recrutement distincts. J’ai même eu le privilège de répondre au PAPI-N, version étendue et complémentaire. Le PAPIN, ne croyez pas que j’ai du exécuter des reprises de volée devant le but, j’ai juste eu à répondre à 126 questions de plus que le PAPI, qui en compte déjà 90.

Le PAPI est une dénomination affectueuse qui ne cherche pas à identifier la manière dont vous pouvez affubler vos grands-parents d’un tendre surnom. C’est le « Personality and Preference Inventory », test inventé dans les années 60 pour évaluer le tempérament « professionnel » de chacun, en faisant émerger 20 traits de personnalité.

Nous sommes toujours au royaume des ordinateurs qui nous jugent et dont le verdict est un outil de décryptage de « l’être humain » au travail et d’accompagnement à la décision pour des « responsables des ressources humaines ». Je sais, on m’objectera que le PAPI a été paramétré par des femmes et des hommes…

…Mais comment être certain que l’on ne se fie pas à 100 % à ce PAPI pour minimiser le risque d’erreur de casting lors d’un recrutement et dire, si l’on s’est trompé, que : « c’est la faute à l’ordinateur. »

Le PAPI agit comme un détecteur de mensonges en essayant de vérifier votre rapport à l’autorité, à l’autonomie ou à la sociabilité par exemple. Alors, si vous affirmez que vous vous intégrez aisément à une équipe dans votre cadre professionnel et que PAPI dit le contraire : à qui les responsables des ressources humaines vont-ils accorder le plus de crédit ? Permettez-moi d’avoir de sérieux doutes…

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Demandeur d’emploi Jour J + 113

Chômeuses, chômeurs, organisons-nous pour exister socialement et médiatiquement ! Nous sommes plusieurs millions et nous ne pesons pas sur le débat public. Cessons de subir les railleries d’une société qui baisse les yeux et qui prend un air gêné vis à vis de notre statut. Insurgeons-nous vis à vis d’un pays qui met un voile pudique sur toutes ces personnes non insérées dans la vie active.

Ne nous laissons pas marginaliser par un système qui ne prône qu’une chose : « travailler plus pour gagner plus » ; certes, c’est une perspective assez tentante à condition que l’on s’assure au préalable qu’une majorité de personnes possède un travail. Fallait y penser. Ah, les mauvaises langues disent que ce slogan de campagne était uniquement un argument populiste inhérent à tout programme électoral. Les gens sont méchants.

En outre, nous sommes dans un univers de paradoxes. Exemple. Lorsqu’on cherche du travail, on se rend au Pôle « Emploi », lieu qui n’est fréquenté que par des chômeurs ; pourquoi ne pas l’appeler le « Pôle Chômage » ? Ne serait-ce pas plus cohérent ?

On en a tellement honte de nos chômeurs ? Oh ! Je comprends, la vérité est que la France affiche un taux de chômage de l’ordre de 10 % de la population active alors que l’Allemagne ou le Royaume-Uni ont des taux inférieurs : comment il doit se faire chambrer notre Président lorsqu’il rencontre ses homologues à Bruxelles ou au G 20 ! Je vous rapporte le genre de vannes qu’il doit subir :

“Das ist ein großes Problem, Herr Sarkozy! ”

“Hey Nicolas, can you tell me something about unemployement in your country ? Any solutions ?”

Et là, on connaît la suite, c’est : “Casse-toi pov’con ! ”

Autre exemple, on a un Ministère du Travail lorsqu’on sait qu’entre 3 et 4 millions de personnes n’ont pas d’activité de type « travail », justement. Ne serait-ce pas logique que l’on crée un Ministère du « Non-Travail » qui s’occupe de cette frange de la population afin de traiter le problème avec davantage de précision ? On pourrait maintenir un Ministère du Travail qui s’occuperait de la population active, je n’y vois pas de contradiction majeure.

Camarades chômeurs, camarades chômeuses, créons un parti pour nous faire élire et obtenir des sièges dans les Assemblées afin de nous faire entendre. Chômeurs de droite, de gauche, du centre, anarchistes, écologistes et alter-mondialistes, nous poursuivons le même objectif, nous menons la même lutte : trouver un emploi. Bâtissons ensemble le Parti des Chômeurs, le PC. Ah, mince ! Ce sigle est déjà pris.

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Demandeur d’emploi Jour J + 112

« Arx Tarpeia Capitoli Proxima. » Un jour, dans une conversation, j’ai entendu quelqu’un citer cette phrase en latin sans que rien ne puisse présager qu’il allait dire cela. C’était juste pour faire de l’effet, pour « faire son intéressant » comme le disent les enfants, une sorte de mondanité gratuite et hors propos.

Passé le cap de l’étonnement, sans avoir strictement rien compris, stupéfait, j’avais deux options à la clé. Soit je souriais bêtement et je disais : « Eh oui, vous n’avez pas tort » avec le risque qu’il renchérisse et que je perde totalement pied dans la conversation. Soit, je demandais une traduction du latin vers le français au risque de passer pour un inculte.

Délicieux choix : imbécile ou ignare. En général, on ne choisit pas : on subit. J’ai oublié de vous préciser que le « quelqu’un » en question était un recruteur qui m’a tranquillement jeté cette petite citation au visage entre deux autres phrases. Était-ce pour me surprendre et observer mes réactions en situation de déstabilisation ? Test réussi. Je m’en suis sorti en ayant l’air à la fois imbécile et ignare, un vrai moment de bonheur.

J’ai par la suite compris le piège qu’il m’avait tendu. « La Roche Tarpéienne est proche du Capitole », traduction littérale, qui signifie que la déchéance est à proximité des honneurs. Grandeur et décadence : voulait-il me faire passer un message particulier ? Mais lequel ?

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Demandeur d’emploi Jour J + 111

« À saisir, période de chômage inférieure à 6 mois, peu abîmée, diplômée, expérimentée (+ de 10 ans), English fluent, avec beaucoup d’options, de ressources et de zones d’enthousiasme à découvrir. Accepte déplacements, y compris à l’international. Véhicule personnel. Permis B. Localisé en région parisienne. Prix : me consulter. »

NB : La période d’inactivité professionnelle a été validée ces derniers mois par de nombreux processus de recrutement qui ont permis au candidat de rester dans le coup et de ne pas céder au pessimisme absolu.

Attendez, cette exceptionnelle prolongation de la période de soldes d’hiver me concernant ne signifie en aucun cas que je suis prêt à brader ni mes ambitions ni mes prétentions. Je fais simplement passer le message aux éventuels recruteurs que je suis une opportunité à saisir et que je n’essaye pas de refourguer mes invendus en termes de compétences ou de motivations, ni de déstocker mes savoir-faire et mes connaissances.

Je ferai en outre remarquer que, n’ayant pas été fabriqué en Chine, je garantis la moralité de mes créateurs qui ne sont pas de jeunes enfants qu’on a forcé à « travailler » pour me concevoir, ou alors, la rumeur dit que ce fut une besogne plutôt ludique…

Pièce limitée à un lot. Urgent.

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Auteur:

Stéph.

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